
Dimanche 5 avril à 15h, Thomas Sabbadini vicaire de l’UP Magnificat Verviers-Sud partagera sur Youtube la messe des Rameaux qu’il célébrera en privé.

Dimanche 5 avril à 15h, Thomas Sabbadini vicaire de l’UP Magnificat Verviers-Sud partagera sur Youtube la messe des Rameaux qu’il célébrera en privé.
Première Lecture : Ézékiel 37 12–14
Psaume : Psaume 130
Deuxième Lecture : Romains 8 8–11
Évangile : Jean 11 1–45
Avec le psalmiste du Ps 129 (130) avec Marthe et Marie nous sentons monter en nous ce même cri et les psaumes deviennent le concret de nos vies : « Des profondeurs je crie vers toi Seigneur, Seigneur, écoute mon appel ! Que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière. »
Mais aussi avec eux je confesse, nous confessons, dans la foi : « J’espère, j’attends le Seigneur de toute mon âme, mon être, plus qu’un veilleur ne guette l’aurore….oui près du Seigneur est l’amour. »
Quand nous voyons ces corps inanimés, ces cercueils qui n’arrêtent de défiler, nous crions avec Ezéchiel : «Seigneur, ouvre nos tombeaux et fais remonter ton peuple. Ramène-nous sur la terre des vivants. »
Et Dieu dans son immense respect pour notre liberté ne nous répondrait il pas : « Je suis un Dieu d’alliance, je suis avec vous dans la lutte et vous aide à mobiliser tout ce qui vous êtes et ce que vous avez pour lutter pour la vie. Ne le voyez-vous pas dans le don si généreux et le combat de tant d’humains ? Dans la prière silencieuse et cachée de tant de priants ? Ne me voyez-vous pas dans la paix des cœurs malgré le déluge ?
Voulez-vous vraiment vivre l’amour et la solidarité ? Voulez-vous vraiment grandir en humanité ? Voulez-vous vraiment que vos chaines soient brisées ? Accueillerez-vous vraiment mon esprit d’amour, de partage, de justice, pour que vous viviez ? Le choix est devant vous : la vie ou la mort que choisissez-vous ? »
Et Jésus dans l’évangile me dit, comme tant de personnes de la première ligne dans cette crise mondiale, que lui aussi connaissait le danger de mort qui le guettait mais conscient de sa mission et de son alliance amicale il monte vers son ami Lazare.
Celui qui marche dans la lumière du jour, de l’amour, ne trébuche pas.
Donne-nous Seigneur de marcher dans l’amour et la gratuité sans compter.
Donne-nous de devenir sur ta Parole des vivants pour faire vivre et manifester ton amour. Car : « Celui qui croit en Jésus, même s’il meurt, vivra. »
« Le corps, il est vrai, reste marqué par la mort mais l’esprit nous fait vivre. »
Retrouvez toutes les méditations publiées antérieurement en cliquant ici.
Ce dimanche nous avons médité la guérison de l’aveugle de naissance.
Et aujourd’hui nous entendons dans le livre de la sagesse que la méchanceté peut rendre aveugle.
Oui Seigneur prend pitié de nous quand dans ce temps d’épreuve nous ne pensons qu’à nous-mêmes en faisant des emplettes ou en organisant notre temps. Ouvre les yeux de notre cœur et guéris la cécité de notre être. Oui, prends pitié de nous.
Entends ceux qui t’appellent dans la crise actuelle, toi qui es proche du cœur brisé. Délivre-nous de toutes nos angoisses.
Dans l’évangile nous sommes frappés par la lucidité, le réalisme et la discrétion de Jésus.
Il connait le danger et monte à Jérusalem en secret.
Au temple il ne peut pas s’empêcher d’enseigner.
Son entourage se questionne : ils pensent que ce serait bien le Christ. Ils se questionnent aussi à propos de leurs chefs : « auraient-ils vraiment reconnu que c’est lui le Christ ? »
Son entourage croit le connaître, mais non….
O combien est il difficile de nous défaire des opinions toute faite sur Dieu, sur Jésus, sur les autres. Nous croyons savoir et connaître et ainsi nous enfermons l’autre, empêchons l’autre d’évoluer et de grandir et nous nous enfermons nous-mêmes.
Comme Jésus nous ne sommes pas là de par nous même. La vie est un immense cadeau qui nous est offert.
La mission que nous avons dans ce monde est comme celle de Jésus toujours une mission de service qui nous est confiée, une mission d’humain d’après le cœur de Dieu qui est lent à la colère et plein d’amour.
Prions ce jour les uns pour les autres en demandant le cadeau de nous laisser instruire pour toujours con-naître (naître à) davantage Jésus et les personnes que nous rencontrons. Prions en demandant la liberté intérieure en étant délivré de nos jugements souvent si superficiels et enfermants.
Portons notre monde et l’humanité dans la prière en grande communion spirituelle devant ce Dieu, Père de Jésus et notre Père qui entend le cri de son peuple. Demandons Lui force et courage pour ceux et celles qui sont en première ligne dans la lutte contre le Covid 19.
Demandons lui force pour les malades, paix pour ceux qui meurent, courage pour leurs familles et de soutenir tous ceux et celles qui souffrent de quelque sorte que ce soit de cette tragédie.
Prions pour les responsables politiques, économiques et religieux, qu’ils prennent des décisions ajustées aux intérêts de tous en servant leurs frères et sœurs.
Prions pour nous tous que nous soyons de citoyens civiques, fraternels et solidaires soucieux du bien de tous.
Dora Lapière
Annonciation
Dans ces moments difficiles nous avons du abandonner beaucoup de signes habituels pour découvrir une autre façon de vivre ensemble et peut-être aussi découvrir la signification relative, culturelle des signes et des rites. Nous sommes invités d’aller au-delà des signes, au-delà des rites pour creuser profond.
Et le prophète de répondre : « Dieu lui-même donnera un signe. »
Et le signe qu’il donnera est un signe de fécondité, un signe qui donne la Vie et qui sauve, qui met debout. C’est lui, Dieu qui en a l’initiative. C’est toujours Lui qui fait le premier pas. Il est avec nous.
Et aussi pour Marie, Dieu a fait le premier pas. Elle a pu découvrir comme chacun et chacune de nous sa mission. Elle a découvert que Dieu est avec elle. Et elle en est bouleversée.
Aujourd’hui nous avons comme Marie à entendre : « Le seigneur est avec toi, tu es comblé/e de l’amour gratuit de Dieu. »
Cela nous dépasse tellement que nous aussi nous sommes bouleversé/e/s.
Et à nous aussi est dit : « ne crains pas l’Esprit de Dieu viendra sur vous et vous rendra capables, ajusté/e/s pour mettre au monde le Christ, l’Amour, qui sauve »
Comme Marie et avec elle nous sommes invité/e/s à entrer dans ce projet de Dieu. Mais ce Dieu de la Bible est tellement discret qu’il ne brusque rien et qu’il respecte notre liberté notre acquiescement.
Comme Marie nous avons la liberté de notre réponse.
Nous pouvons prier le « Je vous salue Marie » autrement résonner en nous.
Comme à Marie, Dieu dit à chacun de nous :
Réjouis toi,… tu es comblé/e de l’amour gratuit de Dieu, car le Seigneur est avec toi. Et ainsi tu deviens une bénédiction parmi les humains et tu es appelé/e à donner corps au Christ dans le monde d’aujourd’hui.
Et toi Marie qui es entrée pleinement dans le projet de Dieu, prie pour nous
pour que nous entendions sa Parole et devenions dociles à l’action discrète de l’Esprit à chaque instant de notre vie jusque dans la mort.
Bonne fête de l’annonciation, devenons des vivants, annonciateurs de Vie.
Dora Lapière
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La Speranza en Italie ces jours-ci, c’est le ciel d’un bleu dépollué et provocant, c’est le soleil qui brille obstinément sur les rues désertes, et qui s’introduit en riant dans ces maisonnées qui apprennent à redevenir familles.
La Speranza ce sont ces post-it anonymes par centaines qui ont commencé à couvrir les devantures fermées des magasins, pour encourager tous ces petits commerçants au futur sombre, à Bergame d’abord, puis, comme une onde d’espérance – virale elle aussi – en Lombardie, avant de gagner toute l’Italie : « Tutto andrà bene <3 » (et comment ne pas penser à ces paroles de Jésus à Julienne de Norwich « …ma tutto sarà bene e tutto finirà bene »),
La Speranza c’est la vie qui est plus forte et le printemps qui oublie de porter le deuil et la peur, et avance inexorablement, faisant verdir les arbres et chanter les oiseaux.
La Speranza ce sont tous ces professeurs exemplaires qui doivent en quelques jours s’improviser créateurs et réinventer l’école, et se plient en huit pour affronter avec courage leurs cours à préparer, les leçons online et les corrections à distance, tout en préparant le déjeuner, avec deux ou trois enfants dans les pattes.
La Speranza, tous ces jeunes, qui après les premiers jours d’inconscience et d’insouciance, d’euphorie pour des « vacances » inespérées, retrouvent le sens de la responsabilité, et dont on découvre qu’ils savent être graves et civiques quand il le faut, sans jamais perdre créativité et sens de l’humour : et voilà que chaque soir à 18h, il y aura un flashmob pour tous… un flashmob particulier. Chacun chez soi, depuis sa fenêtre… et la ville entendra résonner l’hymne italien, depuis tous les foyers, puis les autres soirs une chanson populaire, chantée à l’unisson. Parce que les moments graves unissent.
La Speranza, tous ces parents qui redoublent d’ingéniosité et de créativité pour inventer de nouveaux jeux à faire en famille, et ces initiatives de réserver des moments « mobile-free » pour tous, pour que les écrans ne volent pas aux foyers tout ce Kairos qui leur est offert.
La Speranza – après un premier temps d’explosion des instincts les plus primaires de survie (courses frénétiques au supermarché, ruée sur les masques et désinfectants, exode dans la nuit vers le sud…) – ce sont aussi les étudiants qui, au milieu de tout ça, ont gardé calme, responsabilité et civisme… qui ont eu le courage de rester à Milan, loin de leurs familles, pour protéger leurs régions plus vulnérables, la Calabre, la Sicile… mais surtout qui résistent encore à cet autre instinct primaire de condamner et de montrer du doigt pleins de rage ou d’envie, ceux qui n’ont pas eu la force de se voir un mois isolés, loin de leur famille, et qui ont fui.
La Speranza c’est ce policier qui, lors des contrôles des « auto-certificats » et tombant sur celui d’une infirmière qui enchaîne les tours et retourne au front, s’incline devant elle, ému :
« Massimo rispetto ».
Et la Speranza bien sûr, elle est toute concentrée dans cette « camicia verde » des médecins et le dévouement de tout le personnel sanitaire, qui s’épuisent dans les hôpitaux débordés, et continuent le combat. Et tous de les considérer ces jours-ci comme les véritables « anges de la Patrie ».
Mais la Speranza c’est aussi une vie qui commence au milieu de la tourmente, ma petite soeur qui, en plein naufrage de la Bourse, met au monde un petit Noé à deux pays d’ici, tandis que tout le monde se replie dans son Arche, pour la « survie », non pas des espèces cette fois-ci, mais des plus vulnérables.
Et voilà la Speranza, par-dessus tout : ce sont ces pays riches et productifs, d’une Europe que l’on croyait si facilement disposée à se débarrasser de ses vieux, que l’on pensait cynique face à l’euthanasie des plus « précaires de la santé »… les voilà ces pays qui tout d’un coup défendent la vie, les plus fragiles, les moins productifs, les « encombrants » et lourds pour le système-roi, avec le fameux problème des retraites…
Et voilà notre économie à genoux. À genoux au chevet des plus vieux et des plus vulnérables.
Tout un pays qui s’arrête, pour eux…
Et en ce Carême particulier, un plan de route nouveau : traverser le désert, prier et redécouvrir la faim eucharistique. Vivre ce que vivent des milliers de chrétiens de par le monde. Retrouver l’émerveillement. Sortir de nos routines…
Et dans ce brouillard total, naviguer à vue, réapprendre la confiance, la vraie. S’abandonner à la Providence.
Et apprendre à s’arrêter aussi. Car il fallait un minuscule virus, invisible, dérisoire, et qui nous rit au nez, pour freiner notre course folle.
Et au bout, l’espérance de Pâques, la victoire de la vie à la fin de ce long carême, qui sera aussi explosion d’étreintes retrouvées, de gestes d’affection et d’une communion longtemps espérée, après un long jeûne.
Et l’on pourra dire avec saint François « Loué sois-Tu, ô Seigneur, pour fratello Coronavirus, qui nous a réappris l’humilité, la valeur de la vie et la communion ! ».
Courage, n’ayez pas peur : Moi, j’ai vaincu le monde ! (Jn 16, 33)
Lu pour nous par Suzanne Carabin, Dison

Les collectes de l’ONG Entraide et Fraternité devaient débuter ce week-end. Les dons seront plus que jamais prépondérants.
À travers le monde, les plus démunis s’apprêtent eux aussi à subir les dégâts collatéraux de l’épidémie de Covid-19. En effet, les ONG qui leur viennent en aide se retrouvent face à une situation délicate : devoir récolter des donations financières… en étant soumis aux règles d’hygiène et de confinement désormais en vigueur.
Ainsi, l’organisation non gouvernementale (ONG) Entraide et Fraternité avait prévu de débuter ses collectes lors des offices religieux de ce week-end. Il n’en sera évidemment rien, l’église catholique belge (qui chapeaute justement Entraide et Fraternité) ayant pour rappel décidé de suspendre ses activités (messes, etc.). Une situation à laquelle l’ONG va être contrainte de s’adapter… pour limiter la «casse».
«Les collectes dans les églises rapportent chaque année entre 400.000 et 450.000 euros. Nous ne pourrons donc pas compter sur ce montant, cette fois», constate Christophe Cornet, responsable en province de Liège. Environ 350.000 euros sont, eux, récoltés via des dons «effectués grâce à notre travail sur le terrain, à nos e-mails», précise notre interlocuteur.
Afin de poursuivre correctement ses activités (réduire les inégalités et lutter contre les injustices sociales dans de nombreux pays), axée en 2020 davantage sur Haïti, Entraide et Fraternité compte, plus que jamais, sur les dons en ligne et par virement bancaire. «Pour ne pas que les plus pauvres payent, encore, le prix de cette nouvelle crise sanitaire. À chaque fois, ce sont eux les plus pénalisés. Il s’agit d’un réel enjeu de société», insiste Christophe Cornet.

ou via le site d’Entraide et Fraternité :
https://jedonne-entraide.iraiser.eu/b/mon-don?cid=42&_cv=1
Des questions ? Au 02/227 66 80.