Dispositions pour les funérailles à partir du 18 mai

Funérailles dans les églises : cadre des dispositions des funérailles (du 18 /05/2020).

L’arrêté du Gouverneur de police de Liège de ce 18 mai 2020 abrogeant celui du 14 avril portant sur l’organisation des funérailles nous donne de franchir un pas dans l’accueil des familles pour organisation de funérailles pendant cette période de la pandémie.

Laissant une marge de discernement aux équipes pastorales respectives de nos 4 Unités Pastorales, nous pouvons avancer un cadre des dispositions suivantes pour notre doyenné :

  1. Les demandes de cérémonies religieuses reviennent dans nos églises, lieu ordinaire du culte catholique ;
  2. En concertation avec les familles et les services des pompes funèbres, nous ne pouvons accueillir que 30 personnes maximum, célébrants compris, dans l’église lors desdites cérémonies religieuses ; en cas d’impossibilité de s’en tenir à ce nombre, l’arrêté recommande « d’organiser   une présence des participants en alternance » en concertation avec l’ensemble des acteurs (famille, pompes funèbres).
  3. Garder la pratique des contacts téléphoniques et numériques avec la famille pour la préparation et la communication des consignes pour le déroulement dans des bonnes conditions (respect des valeurs humaines et religieuses).
  4. Pour rester attentifs aux mesures de sécurité lors de ces célébrations, il est recommandé à nos équipes pastorales et de funérailles d’être attentifs (ou vigilants) aux consignes concernant :
  5. La distanciation sociale : disposer des personnes en gardant entre  lles  la distance nécessaire de part et d’autre (saut de lignes, de chaises, etc.) selon les possibilités qu’offre l’église.

Cette mesure devant être de mise au défilé d’hommage, il serait idéal de ne laisser qu’une seule personne à la fois s’avancer vers le cercueil ;

  • Le port des masques : comme en tout endroit public, le port est souhaité et doit être rappelé lors des préparations avec les familles ;
  • Les soins des mains : on disposera de gel désinfectant pour les célébrants sur les autels des églises.

Cette mesure d’attention aux mains étant de rigueur, il serait dès lors bien d’interdire au public de toucher le cercueil et   de s’exprimer par d’autres gestes parlant (tracé du signe de croix, arrêt silencieux, inclinaison sobre devant le corps, etc.)

Dans le même esprit sera aussi supprimée la présentation des condoléances au sortir des églises.

Merci de votre bonne collaboration pour essayer de gérer au mieux l’accompagnement des familles dans des conditions particulièrement difficiles, avec humanité et professionnalisme.

Unis dans la même Espérance.

Stanis Kanda, curé doyen

Fichier PDF avec les directives diocésaines pour les funérailles

Qu’est-ce qu’être vivant ?

Qu’est-ce qu’être vivant ? En ces premiers jours de début de déconfinement, cette question pour le moins fondamentale et universelle travaille Véronique Margron.

Après nos 55 jours passés confinés, pour la plupart d’entre nous, à entendre qu’il fallait rester-à-la-maison afin de protéger les autres et ne pas faire imploser nos services de réanimation, aujourd’hui voilà qu’il faut sortir. Sortir alors que le virus, s’il circule moins, reste pourtant actif, toujours là, menaçant, inquiétant, invisible.

Alors au-delà des raisons économiques, éducatives aussi, pourquoi sortir ? Je repense à Anne Dufourmantelle, psychanalyste et philosophe, à l’humanité exceptionnelle et qui se tua accidentellement, il y a bientôt trois ans, en sauvant deux enfants de la noyade. Dans un beau livre sur l’éloge du risque, elle débute ainsi : « la vie est un risque inconsidéré pris par nous, les vivants ». Voilà. Voilà la raison de sortir.

Si hier pour rester vivant et ne pas nuire à autrui, il nous fallait rester calfeutrer, aujourd’hui, pour rester vivant, il nous faut sortir. Entre le devoir de se protéger et le devoir de retourner au danger de la vie, il faut se frayer un chemin. « Vivre dans l’amplitude », écrivait de son côté le philosophe tchèque Patočka, disparu sous la torture.

Il n’y a pas de petits risques : aimer, marcher, consoler, penser, parler, grandir, partir, travailler, construire… c’est à chaque fois le risque de vivre qui se dit, du creux de l’incertitude, du danger.
Et c’est bien parce qu’il y a un danger, qu’il nous faut refuser le repli, agir et demeurer dans une solidarité active les uns et les autres et les uns pour les autres. Accueillir notre peur, l’apprivoiser afin qu’elle ne vienne pas nous paralyser, nous verrouiller.

Le risque ou l’alliage du courage et de la liberté, dont tous ceux qui ont pris soin de nous et de notre société ont indiqué, presque ordinairement, le chemin.

Alors sortir avec précaution, avec attention et sens aigu de la responsabilité afin de ne pas mettre l’autre en danger. Oui absolument. Mais sortir et retisser du lien, de la relation, de la vie

Véronique Margron
Edito Rcf, 12 mai 2020

Méditation – Prière – 6e dimanche de Pâques

6e dimanche de Pâques

Première LectureActes  8, 5-8.14-17
PsaumePsaume 65 (66), 1-3a, 4-5, 6-7a, 16.20
Deuxième Lecture1 Pierre 3, 15-18
EvangileJean 14, 15-21

Comme nos résistances d’oreille et de cœurs sont bien connues, la liturgie répète et répète et nous nourrit par petite bouchée.

Le courage et la fougue des apôtres et disciples sont remarquables et interpellant. Vraiment ils sont transformés. Eux si peureux après la mort de leur maître vont partout même chez leurs ennemis les Samaritains. Et en plus la population accueille leur message à cause de ce qu’ils sont et font. Remarquable est cette cohérence et cette harmonie entre ce qu’ils proclament et ce qu’ils vivent.

Est-ce que Jésus ne nous avait pas dit : « Ceux là sont mais frères, qui FONT la volonté de mon Père et non ceux qui me proclament des bouts des lèvres. » Et il y a quelques jours : « Vous êtes mes amis si vous gardez mes commandements. Et voici mes commandements : aimez-vous les uns les autres comme le Père m’a aimé. »

La liturgie ne cesse de nous dire et redire notre vraie nature, notre noblesse de créatures re-créées en Christ : « Le vieil homme est mort et vous êtes des nouvelles créatures en Christ. Avec Lui vous êtes entrainés dans le cœur divin. »

Oui, nous avons déjà entendu si souvent cela. Nous sommes invités de  laisser vraiment pénétrer ces Paroles dans notre être et de les intégrer  petit à petit, à notre rythme, dans notre vie quotidienne. Laissons-les, jour après jour, heure après heure, tomber dans nos cœurs comme la brume du matin qui féconde la terre.

Car nous savons par expérience que cela ne va pas de soi et Pierre nous le dit : « il faut défendre l’espérance qui nous habite mais avec calme et respect. »

C’est en demeurant avec le Christ, en Lui que l’Esprit nous est donné et nous transforme.    « Qui me voit, voit le Père, qui m’accueille, accueille le Père. Le Père et moi nous sommes un » 
Nos cœurs sont lents à croire, c.à.d. à faire confiance et à s’abandonner. Et comme les disciples nous avons besoin de temps et de rester en communauté en prière avec Marie pour nous laisser transformer toujours de plus en plus en amour gratuit et inconditionnel pour tous.
Après sa mort Jésus s’est toujours manifesté à ceux qui avaient fait route avec Lui, aux croyants. C’est avec les yeux de la foi qu’ils l’ont reconnu. Et pour l’Esprit Jean nous dit :

 «  Moi, (Jésus) de mon côté, je demanderai au Père de vous donner un autre Protecteur qui sera pour toujours avec vous.  C’est l’Esprit de Vérité que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas. Mais vous, vous le connaissez, puisqu’il est avec vous et demeure en vous. »

Le Christ intercède pour nous. Si nous vivons avec le Christ, son esprit est en nous et si nous demeurons en Christ, son Esprit demeure en nous.

Ouvrons et abandonnons nos cœurs, non à des idées, mais à cette relation toujours de plus en plus intime avec le Christ qui marche avec nous sur le chemin de la Vie, là où nous sommes, là où nous en sommes et qui dévoile pour nous les écritures dans lesquelles nous pouvons le découvrir, qui prend le repas avec nous et qui partage le pain pour que nous faisons de même en devenant pain rompu et vie donnée comme Lui, avec Lui et en Lui pour tous sans exception.

Prions en ces jours intensément les uns pour les autres pour que nos cœurs deviennent de plus en plus brûlants et que nous entendions La parole de VIE.
Prions aussi pour l’Église, le peuple en marche et ses responsables pour que l’audace de la foi nous habite tous avec respect les uns pour les autres.
Prions pour que tous et chacune et chacun nous acceptions d’entrer dans cette transformation pour la Vie.
Prions pour tout ceux qui peinent et qui souffrent de cette pandémie, que par solidarité nous vivions en être responsables et agissions avec respect.

Bonne route vers la fête de l’Ascension pour nous laisser entrainer de plus en plus dans le cœur du Père. Viens Esprit saint, viens nous embraser.

Dora Lapière

Dimanche à 16h : concert de carillon en soutien aux commerçants verviétois

Chime of the dawn bells

Pour ceux qui n'ont pu y assister en direct : "Chime of the dawn bells" de Jean-François Maljean, harmonisé pour carillon par Marie-Madeleine Crickboom. Joué au carillon de Notre-Dame des Récollets, comme dans de nombreux autres pays de tous les continents.

Geplaatst door Carillon de Notre-Dame des Récollets – Verviers op Zaterdag 29 februari 2020

Méditation–Prière – 5e jeudi du Temps Pascal

5e jeudi du Temps Pascal

Première LectureActes 1, 15-17.20-26
PsaumePsaume 112 (113), 1-2, 3-4, 5-6, 7-8
EvangileJean 15, 9-17

La liturgie de ce temps pascal nous conduit avec l’Église (le peuple en marche) naissante de plus en plus profondément dans le mystère de la résurrection, du Christ vivant parmi nous et en nous.
Nous pouvons accueillir l’humanité de ces premiers apôtres et de ces communautés croyantes, leurs peurs, leurs failles, leurs déceptions, leurs conflits et nous pouvons nous y reconnaître. Nous pouvons nous ouvrir à l’action de l’Esprit dans ces premières communautés et en nous pour constater leurs et nos recherches, leurs et nos transformations, leur et notre audace dans la foi, leur et notre désir de résoudre les conflits dans l’amour.
Béni sois tu Seigneur de te manifester dans notre humanité avec ses grandeurs et ses failles. Mais rien ne t’empêche de vivre aujourd’hui encore ton incarnation. Car envers et contre tout, la bonne nouvelle de la Vie et de la Résurrection de ton Unique se manifeste, est reconnue et propagée. Béni sois-tu Seigneur.
Demandons la grâce du regard réaliste et lucide sur l’Église (nous le peuple en marche) et l’audace de travailler à ce qu’elle corresponde toujours davantage au Christ et l’espérance et la foi que le Père de Jésus et notre Père continue à émonder sa vigne qui lui est si précieuse.

Nous sommes frappés aujourd’hui par l’intensité de DEMEURER.
Quand Jésus au début de sa mission rencontre les disciples, ceux-ci lui demandent : « Où demeures-tu ? » – « Venez et voyez ».
Oui pour découvrir Jésus il faut prendre du temps et oser DEMEURER, demeurer dans la Parole, dans la Présence silencieuse en se laissant regarder et en regardant celui que notre être cherche et aime trouver. Demeurer, en nous laissant inviter et en acceptant son invitation à prendre le repas tous ensemble avec Lui. Oui demeurer, pour nous laisser transformer par Lui, petit à petit, amoureusement.
Pourquoi demeurer ? Parce que Lui, Jésus demeure et chez nous et chez le Père et qu’il nous entraine vers son et notre Père vers son Dieu et notre Dieu.
Philippe qui me voit, voit le Père.
« Le Père et moi nous sommes un. » Jésus vit de l’amour du Père et c’est ainsi que nous sommes appelés à entrer pleinement dans cet amour du Père : de nous laisser aimer par lui, d’accueillir son amour et d’en devenir transparents.
« Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous aime ; demeurez dans mon amour. »
Devenir transparents à cet amour en nous aimant les uns les autres. Jésus nous demande d’aimer en donnant, comme lui, notre vie pour et par amour pour tous.
Et en vivant ainsi notre joie sera parfaite, une joie profonde et paisible, que seul Lui peut nous donner.
Car nous dit Jésus : « Je suis venu pour que vous ayez la Vie et la Vie en abondance. »
Investissons en ces temps difficiles dans la Vie plutôt que dans la mort !

Dora Lapière

Méditation-Prière du 5e mardi du Temps Pascal

5e mardi du Temps Pascalps Pascal

Première LectureActes 14, 19-28
PsaumePsaume 144 (145), 10-11, 12-13ab, 21
EvangileJean 14, 27-31a

L’enthousiasme de Paul et Barnabé est étonnant et édifiant. Leur persévérance pour proclamer la Bonne Nouvelle est surprenante et leur capacité physique pour voyager au nom de la Bonne Nouvelle : Christ est Vivant, est interpellante.
L’hystérie des foules de dans le temps et maintenant n’a guère changé.
La foule est saisie par leurs paroles et leurs actes, au point de les idolâtrer. Paul et Barnabé ont les pires difficultés pour refuser de leur faire des sacrifices. Mais ils ne se laissent pas impressionner et gardent bien le cap. Le succès ne leur monte pas à la tête et ils transmettent bien leur conviction profonde que ce n’est pas eux qui agissent mais Dieu en eux et par eux. Quelle justesse et quelle capacité de prendre leur juste place en humanité. Que nous puissions en apprendre quelque chose.
Puis, les Juifs qui arrivent, persuadent la foule que les discours de Paul et Barnabé sont faux et tout change et l’enthousiasme tourne en haine au point de lapider Paul. On le considère  mort mais il se remet et continue son voyage missionnaire.
Ah oui, la foule, dont nous faisons si souvent partie, foule fragile avec des réactions souvent fort à fleur de peau. Foule qui se laisse entrainer sans réflexion personnelle mais réagit en masse entrainée par quelques un. Foule qui dans sa fragilité montre bien sa versatilité humaine et combien nous aussi manquons souvent d’opinion personnelle. Nous nous laissons influencer et sommes comme eux capables de convertir nos enthousiasmes en haine encore aujourd’hui. Souvent nous n’avons pas le courage de nos opinions.
Demandons à l’Esprit en ce temps de confinement d’oser descendre dans le silence de nos êtres pour creuser nos vraies personnalités et puisons-y  le courage d’abandonner la superficialité pour une autre profondeur d’être en devenant de plus en plus libre en Christ. Demandons de ne plus être des assujettis de la loi et des observances mais d’avoir comme unique pulsion de Vie l’Amour gratuit et inconditionnel pour tous jusqu’à l’extrême.
Chaque rencontre vrai avec le Ressuscité nous confronte avec la paix donnée, aussi maintenant. «  Ne restez pas dans le trouble et dans la crainte… Je vais vers mon Père »
Puissions nous croire que nous sommes vraiment des nouvelles créatures en Christ et qu’ainsi rien de fondamentalement grave ne puisse nous arriver car avec Paul nous osons dire : « Tout est à nous mais nous, nous sommes au Christ ».
Et en Lui et avec Lui nous sommes entrainés vers le Père pas uniquement après notre mort physique mais dès à présent dans notre quotidien tel qu’il est. Là ici et maintenant, dans ce temps de crise nous sommes appelés de vivre de cet amour gratuit et universel qui habite le cœur divin.
Ouvrons nos cœurs pour recevoir cette paix que le Christ nous offre pour devenir des êtres de paix, des êtres contagieux d’amour.

Dora Lapière

NÉGOCIATIONS SUR LA REPRISE DES CÉLÉBRATIONS DANS LES ÉGLISES

Les chefs des cultes reconnus en Belgique ont été reçus par le Ministre de la Justice Koen Geens. Mgr Guy Harpigny, Évêque de Tournai, et Mgr Johan Bonny, Évêque d’Anvers, y ont représenté le culte catholique. La réunion s’est déroulée dans un excellent esprit de travail et en bonne concertation avec l’ensemble des chefs de culte.

Le Ministre de la Justice a exprimé sa reconnaissance aux représentants sur la manière dont ont été appliquées les règles édictées par le Conseil national de Sécurité du Gouvernement Fédéral.

La reprise progressive des cultes publics est examinée avec le Conseil national de Sécurité, en prévoyant toutes les règles de sécurité sanitaires.

Un message commun sera adressé par les responsables des cultes dès qu’un accord sera conclu, et ce en fonction du déconfinement progressif en cours.

Il est rappelé que les églises restent normalement ouvertes pour la prière personnelle, dans le respect des distanciations sanitaires et que les célébrations enregistrées peuvent se dérouler avec un maximum de 10 personnes présentes en ce compris celles qui procèdent à l’enregistrement.

Les Évêques ont toute confiance dans le travail constructif en cours et plaident pour la reprise la plus rapide des célébrations publiques.

Les Évêques de Belgique

SIPI – Bruxelles, mardi 5 mai 2020

Méditation-Prière- 5ème dimanche de Pâques

3e jeudi du Temps Pascal

Première LectureActes 6, 1-7
PsaumePsaume 32 (33), 1-2, 4-5, 18-19
Deuxième Lecture1Pierre 2, 4-9
EvangileJean 14, 1-12

Il y a quelques jours nous nous sommes émerveillés de cette communauté chrétienne débutante : « ils étaient assidus à la prière et mettaient tout en commun. »
Mais nous constatons, et c’est rassurant, que dans cette communauté débutante, les difficultés sont les mêmes que dans n’importe quelle communauté croyante. Les enthousiasmes , les cohérences et les radicalités du début s’estompent et très vite on tire la couverture de son côté. Certains élèvent la voix contre les inégalités qui se sont installées. Et ce qui est merveilleux c’est qu’ils sont non seulement entendus mais que les apôtres cherchent avec eux une solution au problème. C’est ensemble qu’ils trouvent une solution qui les agrée tous.
Ils proposent aux apôtres des personnes pour concrétiser le nouveau projet  et après un temps de prière, ceux-ci leur imposèrent les mains.
Quelle belle ouverture, quelles belles démarches et quelle belle procédure.  Rien n’est précipité et tout se fait de commun accord et dans la prière.
Peut-être que cette première communauté pourrait nous instruire et inspirer.

Même s’il y a des problèmes dans nos communautés actuelles, ensemble en fils et filles du même Père en se mettant dans la prière à l’écoute de sa Parole, nous pouvons trouver des solutions. 

Car avec le psalmiste nous pouvons dire : « Dieu est fidèle aux siens, à ceux qui comptent sur lui… »
Aujourd’hui nous rendons grâce à Dieu pour cette Église débutante qui nous a transmis la foi dans le Christ Ressuscité. Nous rendons grâce pour notre mère Église qui par la structure de la liturgie nous prend depuis Pâques par la main pour nous conduire toujours plus profondément à la découverte du mystère du Ressuscité, Lui la pierre vivante. Lui en qui nous voyons le Père, Lui qui est la porte pour entrer dans la vraie Vie d’amour sans réserve et inconditionnel. Lui qui est le berger qui connait ses brebis et les appelle chacune par leur nom. Lui à qui nous pouvons faire confiance et qui illumine nos vies, étant La Lumière.
Lui qui est venu pour que nous ayons la Vie en abondance et qui fait de nous des vivants.
Même en ces temps difficiles, ces temps d’épreuves, optons-nous pour la Vie en vérité, c.à.d. la vraie Vie avec des valeurs humaines vraies, qui nous font grandir en humanité ? Optons-nous pour une place ajustée (juste) aux frères et sœurs en humanité et ajustée à Dieu qui nous offre, sans mérite de notre part, la Vie en surabondance ?
Ouvrons largement les oreilles de notre cœur et laissons-le battre au rythme de la confiance : « Que votre cœur, notre cœur, ne se trouble pas mais croyons en Dieu, Père de tous et en Jésus dans lequel il nous est devenu visible. »

« Je vous prendrai près de moi, de sorte que vous soyez aussi là où je suis »

A Marie-Madeleine Jésus ressuscité avait dit : « Je vais vers mon Père et votre Père vers mon Dieu et votre Dieu. »
En Lui et avec Lui notre demeure est dès ici et maintenant le cœur du Père. Osons-nous le croire vraiment ? Non du bout des lèvres mais de la profondeur de notre être ?
Nous aimons beaucoup Thomas, dans lequel nous nous retrouvons si bien et qui pose les questions qui nous habitent, sur le comment…
Et Jésus de nous répondre comme à Thomas : « ne te tracasse pas, si tu chemines avec moi, en vivant de mon esprit dans la mise debout de tout être qui croise ta route dans un amour gratuit, inconditionnel et sans réserve, alors tu vis de ma vie car je suis le chemin.
Moi, Jésus j’ai pleinement vécu ma relation filiale au Père, une relation vraie. La vérité n’est pas un concept mais une relation d’être en vérité entre frères et face au Père de tous.
Si tu fais ce chemin avec moi tu ne peux que vivre pleinement maintenant et pour toujours et demeurer dans le cœur de mon et ton Père, Père de tous. »

Dora Lapière