Message concernant la reprise des célébrations

Vous le savez déjà, la bonne nouvelle de la reprise des célébrations liturgiques est tombée depuis le 03 juin dernier.

Mais cette levée de fermeture est accompagnée de son lot des dispositions pour que ne soit pas oublié la préoccupation globale de la société : la sécurité sanitaire pour tous. Et aux évêques de préciser justement que la responsabilité de nos équipes pastorales est directement engagée. Cette reprise doit donc s’accompagner d’une communication claire des consignes de notre part :

Considérant la complexité des précautions à prendre tant pour la santé de chacun que pour la qualité de nos célébrations à reprendre, nous annonçons que notre Unité Pastorale Jean 23 reprendra tant les offices des weekends que ceux de semaine à partir du weekend du 20-21/ 06/2020 dans toutes nos églises selon le calendrier pastoral déjà affiché

Ce délai va nous permettre :

  • d’apprêter les consignes claires devant et dans les églises
  • de donner du temps aux chantres et musiciens d’apprêter les musiques
  • de convenir des modalités de couverture de frais d’aménagement des lieux avec les Fabriques des églises
  • de communiquer clairement avec les célébrants sur les accommodations liturgiques en post confinement

J’ose croire qu’avec chacun de vous, nous allons contribuer à remettre l’accent sur l’accueil les uns des autres au-delà des peurs sur les interdictions, la vigilance solidaire à la place d’un alarmisme effrayant, un soutien fraternel à la place d’une méfiance maladive. Par-dessus tout cela, je m’inscris avec vous dans la confiance aux autorités civiles et religieuses dont le gage de bonne foi peut reposer sur la collaboration de tous.

Pour l’équipe pastorale,

Stanis, curé-doyen.

Déconfinement : « Nous célébrerons bientôt à nouveau ensemble dans nos églises »

Suite à la réunion du Conseil National de Sécurité ce mercredi 3 juin, les évêques belges ont publié un communiqué de presse pour annoncer la reprise des célébrations religieuses à partir du lundi 8 juin 2020 sur base du protocole des consignes de déconfinement validé par le Conseil National de Sécurité et publié vendredi dernier, 29 mai 2020, par la Conférence épiscopale.

Communiqué de presse :

Le Conseil national de Sécurité a accordé aujourd’hui son feu vert aux cultes de notre pays, pour la reprise des célébrations liturgiques publiques à partir du lundi 8 juin. Nous tenons à remercier tous ceux qui ont contribué à permettre cette reprise après une longue attente.

Les mesures de sécurité décidées et approuvées par le Gouvernement et qui devront être appliquées, ont été transmises à tous les responsables pastoraux locaux et aux fabriques d’église, fin de la semaine dernière. Elles sont disponibles sur les sites web Cathobel et Kerknet. Leur mise en œuvre est en cours. Les responsables pastoraux locaux décideront du moment où ils seront prêts pour la reprise des célébrations. La sécurité et la santé de chacun sont primordiales.

L’une des mesures les plus importantes dans le cadre de cette première phase de déconfinement pour les cultes est la limitation à 100 participants par célébration, ou 200 à partir du 1er juillet. Lorsque c’est insuffisant, nous proposons que les fidèles se joignent aux célébrations du weekend dans d’autres églises ou d’organiser temporairement plus de célébrations sur place. Les célébrations de la semaine reprendront également dans de nombreuses églises.

Nous tenons également à exprimer nos remerciements. Pour la compréhension et la patience qui furent les vôtres pendant ce long moment où nous n’avons pu célébrer ensemble dans les églises ; pour les alternatives créatives spontanément cherchées et mises en place via la radio, la télévision et des nombreux live-streams ; pour la prière individuelle à la maison, à l’église, dans une chapelle de campagne et tant d’autres lieux ; pour l’échange de prières et d’autres textes encourageants ; pour tant de nourriture spirituelle offerte par Cathobel, Dimanche, les médias sociaux et autres canaux ; pour ce souci des autres exprimé par un appel téléphonique, un mail,  une carte, un WhatsApp, une visite dans le respect de la distance, des courses faites les uns pour les autres et toute autre aide spontanément offerte ; et surtout pour la proximité témoignée à ceux qui ont perdu un proche ou qui ont été atteints par le virus .

Pendant de nombreuses semaines, nous n’avons pas pu célébrer ensemble dans nos églises, mais nos liens profonds ont cherché et trouvé beaucoup d’autres voies.

Les Évêques de Belgique

SIPI – Bruxelles, mercredi 3 juin 2020

Lesen Sie hier die Pressemitteilung der belgischen Bischöfe vom 3. Juni in Deutsch

Lire également:
Nous traverserons ensemble la crise du coronavirus [29/05/2020]
Directives diocésaines pour célébrer les Funérailles en déconfinement [22/05/2020]

Dispositions pour les funérailles à partir du 18 mai

Funérailles dans les églises : cadre des dispositions des funérailles (du 18 /05/2020).

L’arrêté du Gouverneur de police de Liège de ce 18 mai 2020 abrogeant celui du 14 avril portant sur l’organisation des funérailles nous donne de franchir un pas dans l’accueil des familles pour organisation de funérailles pendant cette période de la pandémie.

Laissant une marge de discernement aux équipes pastorales respectives de nos 4 Unités Pastorales, nous pouvons avancer un cadre des dispositions suivantes pour notre doyenné :

  1. Les demandes de cérémonies religieuses reviennent dans nos églises, lieu ordinaire du culte catholique ;
  2. En concertation avec les familles et les services des pompes funèbres, nous ne pouvons accueillir que 30 personnes maximum, célébrants compris, dans l’église lors desdites cérémonies religieuses ; en cas d’impossibilité de s’en tenir à ce nombre, l’arrêté recommande « d’organiser   une présence des participants en alternance » en concertation avec l’ensemble des acteurs (famille, pompes funèbres).
  3. Garder la pratique des contacts téléphoniques et numériques avec la famille pour la préparation et la communication des consignes pour le déroulement dans des bonnes conditions (respect des valeurs humaines et religieuses).
  4. Pour rester attentifs aux mesures de sécurité lors de ces célébrations, il est recommandé à nos équipes pastorales et de funérailles d’être attentifs (ou vigilants) aux consignes concernant :
  5. La distanciation sociale : disposer des personnes en gardant entre  lles  la distance nécessaire de part et d’autre (saut de lignes, de chaises, etc.) selon les possibilités qu’offre l’église.

Cette mesure devant être de mise au défilé d’hommage, il serait idéal de ne laisser qu’une seule personne à la fois s’avancer vers le cercueil ;

  • Le port des masques : comme en tout endroit public, le port est souhaité et doit être rappelé lors des préparations avec les familles ;
  • Les soins des mains : on disposera de gel désinfectant pour les célébrants sur les autels des églises.

Cette mesure d’attention aux mains étant de rigueur, il serait dès lors bien d’interdire au public de toucher le cercueil et   de s’exprimer par d’autres gestes parlant (tracé du signe de croix, arrêt silencieux, inclinaison sobre devant le corps, etc.)

Dans le même esprit sera aussi supprimée la présentation des condoléances au sortir des églises.

Merci de votre bonne collaboration pour essayer de gérer au mieux l’accompagnement des familles dans des conditions particulièrement difficiles, avec humanité et professionnalisme.

Unis dans la même Espérance.

Stanis Kanda, curé doyen

Fichier PDF avec les directives diocésaines pour les funérailles

NÉGOCIATIONS SUR LA REPRISE DES CÉLÉBRATIONS DANS LES ÉGLISES

Les chefs des cultes reconnus en Belgique ont été reçus par le Ministre de la Justice Koen Geens. Mgr Guy Harpigny, Évêque de Tournai, et Mgr Johan Bonny, Évêque d’Anvers, y ont représenté le culte catholique. La réunion s’est déroulée dans un excellent esprit de travail et en bonne concertation avec l’ensemble des chefs de culte.

Le Ministre de la Justice a exprimé sa reconnaissance aux représentants sur la manière dont ont été appliquées les règles édictées par le Conseil national de Sécurité du Gouvernement Fédéral.

La reprise progressive des cultes publics est examinée avec le Conseil national de Sécurité, en prévoyant toutes les règles de sécurité sanitaires.

Un message commun sera adressé par les responsables des cultes dès qu’un accord sera conclu, et ce en fonction du déconfinement progressif en cours.

Il est rappelé que les églises restent normalement ouvertes pour la prière personnelle, dans le respect des distanciations sanitaires et que les célébrations enregistrées peuvent se dérouler avec un maximum de 10 personnes présentes en ce compris celles qui procèdent à l’enregistrement.

Les Évêques ont toute confiance dans le travail constructif en cours et plaident pour la reprise la plus rapide des célébrations publiques.

Les Évêques de Belgique

SIPI – Bruxelles, mardi 5 mai 2020

Déconfinement : entre prudence et impatience

Chère lectrice, cher lecteur,

Récemment, une paroissienne engagée publiait une lettre ouverte dans laquelle elle exprimait ses frustrations et son impatience : « Dans toutes les communications sur les secteurs impactés par les mesures de confinement, il y a un grand oublié : c’est la face spirituelle de l’homme. (…) Pourquoi ne communique-t-on jamais sur les mesures prises à l’égard des célébrations religieuses ? »

Je dois vous avouer que moi aussi, j’ai été déçu, en suivant la conférence de presse du gouvernement le 24 avril dernier, de ne rien entendre au sujet des célébrations dans les églises, temples et mosquées de notre pays. On peut comprendre que les secteurs de l’économie, de l’enseignement et du monde médical et social aient la priorité dans la relance de la vie publique, mais de là à ne donner aucune perspective aux représentants des cultes, il y a un pas.

Nos évêques ont réagi au début de la semaine en exprimant publiquement leur souhait de reprendre les activités paroissiales. On attend donc avec impatience une prise de position des décideurs politiques.

En même temps, comme pour les autres domaines, nous savons très bien que l’après-confinement sera assez différent de l’avant. Les paroisses devront prendre des mesures pour protéger les pratiquants dont une bonne partie est composée des fameux « groupes à risque », notamment de personnes âgées. Les salutations et échanges de paix devront se faire à distance… Comment imaginer une chorale où chaque membre doit rester à plus d’un mètre et demi des autres chanteurs ? Comment célébrer les « grandes occasions » comme les premières communions, les professions de foi ou les confirmations, mais aussi certains mariages et baptêmes ou certaines funérailles, lorsque la distanciation physique sera obligatoire ? Comment chanter et communier avec un masque sur la bouche ? Les évêques ont déjà élaboré un « code de bonne conduite », mais il n’a pas de sens tant que le feu vert des autorités n’est pas donné.

On peut aussi se demander quelle sera la réaction des catholiques habitués à la messe hebdomadaire, voire quotidienne pour certains. Vont-ils revenir en masse, soulagés de ne plus devoir se contenter d’une communion spirituelle devant un écran de télévision ou d’ordinateur, ou bien ont-ils « pris le pli » d’une pratique plus « électronique » ? L’envie de retrouver la communauté paroissiale sera-t-elle plus forte que la peur de la contamination ?

Des questions auxquelles il est impossible de répondre maintenant. Pour certains, cette période qui approche de sa fin a été l’occasion d’une redécouverte spirituelle, et ils voudront l’approfondir par la fréquentation plus régulière d’une communauté, mais la tendance inverse est possible aussi : on nous a tellement sensibilisé ces dernières semaines à une « pratique intérieure » que certains ne ressentent peut-être plus le besoin de la partager avec d’autres.

Reste à espérer que l’Eglise retrouve son dynamisme et sa visibilité. Finalement, le nombre assez impressionnant de manifestations qui ont dû être annulées ou reportées n’est-il pas le signe que nos paroisses, aumôneries, mouvements et associations sont des acteurs très actifs et présents dans la société ?

Bon déconfinement à chacun et chacun,

Ralph SCHMEDER, responsable du Service de Presse

Poème : « AMIS D’EMMAUS ! »

Pénibles étaient vos  12 kilomètres d’Emmaüs à Jérusalem

Comme est  terrible la perte d’un être cher  que l’on aime.

Perdus dans le tourment de vos questions et vos doutes,

Vous entendiez à peine les pas  sur le feutre des croutes.

Dans ce parcours, un  Compagnon  vous a rejoint de ses pas

De ses douces mains sans gants,  il  a partagé votre  repas.

Pénibles sont nos 45 jours  confinés de Mars à Avril,

Nos rêves et projets de familles, d’église à ce jour en vrilles !

Un parfait inconnu hante villages, villes et ardentes cités 

Menaçant  d’atterrir  dans nos mains,  nos bouches et nos  nez.

Invisible, il n’a cure de révéler aux médecins son identité,

Il se donne  le temps d’inoculer en nos poumons son poison.

A vous, amis d’Emmaüs, qui avaient savouré le poisson

Donnez l’ardeur de vos prières à nos cœurs en frissons.

                                                                          Stanis Kanda

COMMUNIQUÉ DES EVÊQUES DE BELGIQUE SUITE À LA DÉCISION DU CONSEIL NATIONAL DE SÉCURITÉ

Article original ici

Les Evêques belges prennent note de la décision du Conseil National de Sécurité du 15 avril 2020 de prolonger jusqu’au 3 mai 2020, les mesures d’endiguement du coronavirus. Ils remercient le Gouvernement fédéral, les Gouvernements régionaux et les différentes équipes d’experts, pour la bonne gestion de la crise du coronavirus.

La décision du 15 avril 2020 notifie que toutes les mesures prises par les autorités civiles et religieuses concernant les célébrations religieuses ou activités ecclésiales sont maintenues jusqu’au 3 mai 2020. Dès modification des mesures générales par un prochain Conseil National de Sécurité, le Conseil permanent de la Conférence des Evêques examinera avec les autorités civiles comment l’Église peut modifier ses mesures, en quels lieux et dans quelles conditions. Une nouvelle communication sur ce sujet suivra alors dès que possible.

Rappel du soutien mutuel

Les Evêques mesurent le poids des mesures d’endiguement de la propagation du coronavirus sur la vie ecclésiale dans tous ses aspects. Sacrements, célébrations de prière, catéchèse, initiatives diaconales, initiatives de formation, visites à domicile, réunions et rencontres ne peuvent avoir lieu jusqu’à nouvel ordre ou seulement sous forme minimale, dans le respect des règles de sécurité. Nous rappelons que l’Arrêté Ministériel du 3 avril 2020 a précisé certains articles de l’Arrêté du 23 mars 2020. Sont autorisés : les funérailles religieuses à l’église mais uniquement en présence de 15 personnes maximum (sauf en Wallonie), dans le respect d’une distance de 1,5 mètre entre elles ; les mariages religieux, mais uniquement en présence des époux, de leurs témoins et du ministre du culte. Les Evêques demandent instamment que tous les collaborateurs respectent scrupuleusement les règles imposées. En même temps, ils invitent tous les collaborateurs à entretenir le contact avec leur communauté via des canaux sans risque, en particulier avec les malades, les personnes fragilisées ou isolées. Par ailleurs, il reste indispensable et possible de soutenir les ‘personnes dans le besoin’.

Activités estivales

Du fait de la prolongation des mesures, un certain nombre d’activités pastorales prévues généralement au printemps ou en mai, ne pourront pas avoir lieu. Nous avions déjà décidé que les premières communions et les confirmations seraient reportées jusqu’à l’année scolaire suivante. Mais nous pensons aussi aux pèlerinages, aux célébrations mariales ou aux rencontres de jeunes et les activités pastorales normalement prévues pendant les vacances d’été, à l’étranger ou non (comme les pèlerinages à Lourdes), auxquels participent aussi nombre de personnes âgées, malades ou souffrant d’un handicap.  Nous conseillons aux organisateurs d’annuler ces activités à temps.

Appel à la créativité de chacun

Enfin, les Evêques invitent les fidèles à envisager cette crise comme une opportunité et pas seulement comme un fléau. Chaque revers nous invite à réfléchir, nous lance de nouveaux défis et fait appel à notre créativité.  Comme l’a dit le Pape François dans une interview : « Il nous faut comprendre que notre trésor réside dans les petites choses. Les petits gestes de tendresse, d’affection et de compassion risquent de se perdre dans l’anonymat de la vie quotidienne, alors qu’ils sont cruciaux et essentiels. Un repas chaud, une caresse, un câlin, un appel téléphonique, par exemple…  Ce sont des gestes d’attention familiers aux détails de la vie quotidienne. Ces détails de la vie quotidienne donnent un sens à la vie. Ils tissent un lien et une communication entre nous. » Et il a ajouté : « Mettons à profit ces jours difficiles ! »

Les Evêques de Belgique
Le 16 avril 2020